8 modèles Jaguar : choisissez le vôtre pour voir le coût de la carte grise de chaque version.
Jaguar vit une transition historique : la marque a arrêté la plupart de ses berlines et SUV thermiques pour renaître en constructeur 100 % électrique haut de gamme. Pour l’acheteur français, cela signifie que l’essentiel du parc — XE, XF, F-Pace, E-Pace, F-Type — se négocie désormais en occasion, un marché où le malus CO₂ ne s’applique jamais : seule la taxe régionale et les 13,76 € de frais fixes composent la carte grise.
Cette taxe régionale dépend des chevaux fiscaux, calculés depuis 2020 à partir des seuls kW. Les diesels 2.0d de 163 à 180 ch des XE et F-Pace restent dans des CV modérés, tandis que les V6 et V8 suralimentés — F-Type R, XF S — montent très haut. Dans une région au plafond de 60 €/CV, l’écart entre un 2.0d et un V8 peut dépasser 500 € sur la même opération.
L’I-Pace, pionnière électrique lancée dès 2018, échappe aux deux malus — CO₂ et poids — malgré ses 2,2 tonnes : les modèles à batterie sont intégralement exonérés de la taxe sur la masse. Ses 294 kW génèrent en revanche une puissance fiscale élevée, taxée au plein tarif régional partout sauf dans les Hauts-de-France (abattement de 50 % à partir d’avril 2026).
Le scénario de l’import mérite un mot : beaucoup de Jaguar arrivent du Royaume-Uni. Une première immatriculation française déclenche alors le malus CO₂ au barème de l’année d’import, diminué de 10 % par année d’ancienneté — sur un F-Type V8, le point de départ est le plafond de 80 000 €, mais la décote adoucit fortement la note passé quelques années. Attention aussi à la conduite à droite, qui pèse sur la revente mais pas sur la fiscalité.
Enfin, les XF première génération, XJ et X-Type ont largement dépassé les dix ans : le demi-tarif régional s’applique automatiquement, divisant la taxe par deux. Nos fiches modèles calculent chaque cas — âge, région, motorisation — pour que le coût de la carte grise ne soit jamais une surprise.
Un point souvent oublié lors d’un import du Royaume-Uni : outre le malus décoté de 10 % par an, la conversion de l’éclairage et le quitus fiscal s’ajoutent au dossier — le coût de la carte grise n’est qu’une partie du budget d’immatriculation.