10 modèles Dodge : choisissez le vôtre pour voir le coût de la carte grise de chaque version.
Dodge n’a plus de réseau officiel en France : les Challenger, Charger et Durango qui roulent chez nous sont presque tous des imports, souvent en provenance des États-Unis ou d’Allemagne. Ce statut change tout pour la carte grise : chaque import constitue une première immatriculation française, qui déclenche le malus CO₂ — même si le véhicule a déjà des années de service à l’étranger.
Le barème appliqué est celui de l’année d’importation, réduit d’une décote de 10 % par année d’ancienneté du véhicule. Pour un V8 HEMI émettant largement plus de 192 g/km, le point de départ est le plafond de 80 000 € : même après décote, la somme reste considérable sur un modèle récent. La limite de 50 % du prix du véhicule peut jouer, mais elle suppose de justifier la valeur. Un Challenger de plus de dix ans, en revanche, voit son malus fondre substantiellement.
S’ajoute le malus au poids : un Durango dépasse allègrement les 2 000 kg, tranche facturée 30 € par kilo au-delà du seuil, dans la limite du plafond commun de 80 000 € cumulé avec le malus CO₂. Les Challenger et Charger, plus proches de 1 800–1 900 kg, restent dans des tranches intermédiaires de 20 à 25 €/kg.
La taxe régionale, elle, suit la règle commune : kW convertis en chevaux fiscaux, multipliés par le tarif de votre région. Les V8 de 300 kW et plus génèrent des puissances fiscales élevées — comptez plusieurs centaines d’euros dans les régions au plafond de 60 €/CV. Bonne nouvelle pour les modèles des années 2000–2010 : passé dix ans, cette taxe est divisée par deux automatiquement.
Une fois le véhicule immatriculé en France, les mutations suivantes redeviennent banales : plus aucun malus, seulement la taxe régionale (souvent au demi-tarif vu l’âge du parc) et les 13,76 € de frais fixes. Nos tableaux par modèle permettent de simuler les deux scénarios — import initial et revente ultérieure — région par région.
Avant de signer chez un importateur, exigez le certificat de conformité et la valeur CO₂ WLTP retenue : c’est elle, et non la cylindrée du V8, qui détermine le malus — et sur une Dodge, la différence entre deux homologations se chiffre en milliers d’euros.